23/07/2008 - 13:09

Institutions: Baylet boude l’Elysée

Invité, au même titre que les parlementaires de la majorité, à une réception à l’Elysée afin de “fêter” l’adoption par le Congrès de la réforme des institutions, Jean-Michel Baylet, chef de file du PRG (radicaux de gauche), qui a, en majorité, approuvé la réforme, a boudé l’événement. “Qu’ils se congratulent entre eux. Je n’ai pas de raison d’être à l’Elysée, je suis dans l’opposition”, a déclaré le sénateur du Tarn-et-Garonne à Reuters “Voter ce texte prouve que nous ne sommes pas des opposants systématiques mais de là à aller à un pince-fesses de la majorité…”, a-t-il ajouté, dans une formulation toute gasconne. De fait, très peu de parlementaires radicaux ont répondu favorablement à l’appel présidentiel.

Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (16h10). « Nos aînés étaient opposés à la Constitution de 1958, nous sommes toujours opposés à cette Constitution. Nous avons proposé une Constitution de la VIe République, avec la suppression du Premier ministre et du droit de dissolution. Nous sommes encore loin de la réforme en profondeur que nous appelons de nos vœux. Mais ce projet propose des améliorations que nous attendions depuis longtemps.

Je le dis sans ambages: les radicaux de gauche vont approuver la réforme qui nous est proposée. C’est un choix libre, opéré en conscience. On ne peut voter contre des réformes que l’on a toujours demandées. Le mieux est souvent l’ennemi du bien. Les radicaux de gauche sont dans l’opposition, mais nous avons aujourd’hui à nous prononcer sur un projet qui dépasse les clivages habituels entre la droite et la gauche. »

La Réforme constitutionnelle a mis en exergue les parlementaires de notre parti politique. Un article du Parisien fait le point … en attendant lundi.

Les radicaux de gauche ont la clé du scrutin

Par Nathalie Segaunes (Le Parisien)

Traditionnel allié du PS, le PRG a décidé de s’en démarquer et appelle à voter oui à la révision de la Constitution, lundi à Versailles. Avec leurs dix-huit parlementaires, les radicaux de gauche peuvent faire la décision.

LA RÉFORME des institutions, même si elle n’est pas adoptée lundi, aura au moins permis un exploit : celui de placer les radicaux de gauche (PRG), pendant quelques jours, au coeur de la vie politique française ! La règle des trois cinquièmes pour le Congrès et les défaillances au sein de l’UMP font des sept sénateurs et onze députés PRG et apparentés la clé d’un scrutin qui se jouera à quelques voix près. Ce qui n’était pas arrivé depuis dix ans. Comme pour marquer ce jour historique, les parlementaires radicaux de gauche déjeuneront ensemble dans un restaurant versaillais avant d’aller voter.

« Baylet est entré dans la logique du marchandage »

C’est bien malgré lui cependant que le PRG se retrouve en position charnière. « Et on n’a pas fini de le payer », prédit l’un de ses membres. Car contre toute attente, et alors que le reste de la gauche votera non, Jean-Michel Baylet, président du parti, a prévenu hier que les parlementaires PRG voteraient « en grande majorité » la réforme. « Par conviction », assure-t-il. « Ça fait cinquante ans que la gauche dans son ensemble combat cette Constitution faite pour mettre au pas un Parlement croupion, argue Baylet. Mon propre père, Jean Baylet, l’a combattue. » « Ce n’est nullement un ralliement à Nicolas Sarkozy », précise le sénateur du Tarn-et-Garonne, dont le parti « restera dans l’opposition » lundi soir.

Un argumentaire terni par les déclarations de Nicolas Sarkozy mercredi, qui propose l’abaissement à quinze du seuil de formation d’un groupe parlementaire. Répondant ainsi à une vieille revendication du PRG. « Je n’ai pas négocié, mais il y a des gens aussi dans la majorité qui savent faire de la politique et qui ont considéré que c’était opportun », explique Baylet. « L’abaissement à quinze, c’est un argument fort en interne, confirme un élu PRG. Baylet a senti que Sarkozy avait besoin de nos voix, il est entré dans la logique du marchandage. »

La récente nomination de l’ancien président du PRG, Jean-François Hory, au Conseil d’Etat n’aurait en revanche aucun lien avec le vote positif au Congrès. « C’était dans les tuyaux depuis longtemps », assure-t-on au PRG. La concomitance est en tout cas fortement soulignée par les socialistes, furieux de voir leurs alliés se démarquer d’eux. Baylet répond qu’il a « signé un accord » avec Jean-Marc Ayrault et François Hollande en début de législature, prévoyant la « liberté de vote » des radicaux de gauche. Et rappelle, regardant vers la rue de Solferino, qu’il « n’y a pas de ministre issu du PRG, alors que nous avons été sollicités comme les autres ». Ambiance.

« A cause de la sortie de Sarkozy sur l’abaissement du seuil, les socialistes nous collent l’image de traîtres et de vendus, regrette un cadre du PRG, alors qu’il y a deux mois ils voulaient voter la réforme ! » Reste que les radicaux de gauche sont divisés : trois députés, dont Christiane Taubira, et un sénateur (dont le siège est renouvelable en septembre) voteront non. Ce qui apporte de l’eau au moulin de Baylet : « Nous, nous ne sommes pas caporalisés ! »

ELECTIONS A LA PRESIDENCE DES JRG/ Déclaration de candidature :

Conformément à l’article 16.6 des statuts modifiés par le Congrès du PRG de Mai 2008, la COE des JRG (Commission des Opérations Electorales) a été élue par le dernier Conseil national des JRG qui s’est réunie le 5 juillet.

Composée de 9 JRG, elle a désigné Romain ROCHER en tant que Président de COE. Elle s’est également prononcée sur un planning électoral et a validé le listing tel que proposé par le Conseil National. Ainsi, tout JRG ayant au moins un an d’adhésion, moins de 30 ans révolus et à jour de cotisation peut se porter candidat aux élections à la présidence des JRG. A ce titre, il doit envoyer sa déclaration de candidature :

- Par mail à Romain ROCHER (r_rocher@hotmail.com) [accusé de réception et d’envoi faisant foi] ou,
- Par voie postale à Romain ROCHER 5, Place Gilbert Bécaud 94 350 VILLIERS SUR MARNE avant le jeudi 31 juillet 2008 à minuit (cachet de la poste faisant foi).

Les déclarations de candidature doivent comporter une profession de foi format A4 (recto/verso en couleur) et un projet de bulletin de vote comportant le nom, le prénom du candidat ainsi que la mention « Election du Président des Jeunes Radicaux de Gauche / Septembre 2008 ».

Dès validation de ces documents par la COE à compter de la réception des documents précités, le candidat devra ensuite imprimer un nombre de professionsde foi et de bulletins qui sera fixé par la COE et les transmettre à la COE pour validation à une date limite qui lui sera précisée.

Charles SALMON, Secrétaire Général des JRG et Romain ROCHER, Président de la COE.

Par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, les capacités de fichage de nos concitoyens par la la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST) ont été largement accrues.

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées. Le fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans.

Les Jeunes Radicaux de Gauche refuse cette logique strictement sécuritaire et attentatoire aux libertés individuelles. Les garanties citoyennes qui auraient d’ailleurs en partie pu être apportées par une institution comme la CNIL sont inexistantes.

Les JRG ont signé l’appel commun (http://nonaedvige.ras.eu.org) et :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à particper à la constitution, dès le mois de septembre 2008, d’un Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

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